31 janvier 2018 Avez-vous reçu un avis du « Portail des entreprises du Canada »? Saviez-vous qu’il s’agit d’une arnaque?
Vous avez peut-être déjà reçu, ou recevrez sous peu, une lettre de la part du « Portail des entreprises du Canada » vous informant que les données de votre entreprise ont besoin d’être mises à jour. Dans cet avis, le « Portail des entreprises du Canada » vous est présenté comme étant un registre des entreprises pour les sociétés, les professions libérales (exemple avocat, comptable et dentiste) et les institutions. On vous informe également dans cette lettre que ce service vous est offert gracieusement. 

Tout de cet avis semble légitime; la mise en page, le logo, les informations qui y apparaissent vous concernant. Or, en y jetant un œil un peu plus attentif, on constate que la lettre en question vous est transmise de la part d’une société située à Hambourg en Allemagne. Plutôt étrange pour un organisme en charge d’un registre des entreprises canadiennes! 

Lorsqu’on s’attarde aux clauses en petits caractères des documents joints à l’avis, on constate également que le « Portail des entreprises du Canada » vous facturera annuellement la modique somme de 1 367 $ canadiens pour utiliser les services de ce supposé registre « gratuit ».

En poussant nos recherches un peu plus loin, on réalise que le « Portail des entreprises du Canada » n’est en fait qu’une entreprise étrangère qui tente de se faire confondre avec le « Réseau des entreprises canadiennes », un registre des entreprises canadiennes administré par le gouvernement du Canada, le tout dans l’unique but de vous soutirer votre argent.

Lorsque vous recevez des avis et des formulaires qui, à première vue, semble tout à fait légitime, soyez vigilants et prenez quelques minutes pour vous assurer de sa provenance. Que ce soit sur le web ou par la poste, les tentatives de fraude réalisées par des individus qui se font passer pour des entreprises ou des organismes connus sont de plus en plus nombreuses et fréquentes. Afin d’éviter la catastrophe, redoublez de prudence !

Maude Caron-Morin, avocate